mardi, 01 juin 2010
FEI : un pas en avant, un pas en arrière ?
Suite à un débat lors de la conférence à Lausanne le 9 février dernier la FEI a redéfini l'hyperflexion, ou « rollkür », comme une flexion de l'encolure du cheval obtenue par la force agressive, et donc inacceptable… La technique dite « low, deep and round » ( LDR ), qui réalise la flexion sans forcer, est en revanche acceptable.
La réponse donnée par le Dr Cook, professeur honoraire en chirurgie à l’Ecole de médecine vétérinaire de Cummings (USA), à la table ronde de cette conférence de la FEI prouve cependant que la controverse sur le « rollkür » n’est pas terminée :
« Une fois de plus, la FEI a rejeté l'évidence et une nouvelle opportunité de réforme est passée à la trappe. L'hyperflexion est peut-être acceptable pour la FEI mais elle ne l'est pas pour le cheval. La FEI a juste contourné la question en changeant le terme de la honte. « Bas et rond » est tout simplement le synonyme de « rollkür », hyperflexion et tension extrême. Le terme de « rollkür » ou tout autre nom équivalent ont la même odeur de pourri. Un tour de passe-passe sémantique ne changera pas cette pratique regrettable. Si nous ne protestons pas contre le non-respect de neuf des dix points du code de conduite de la FEI, nous devons tous baisser les yeux, de honte, pour avoir prouvé qu'une fois de plus les humains ont failli à faire preuve d'humanité. »
Exprimez-vous, signez la pétition contre LDR ROLLKUR : cliquez ici !
Sachant que cette décision ridicule de la part de la Fédération équestre internationale (FEI) sur « pour ou contre le rollkür », a mis tant de temps à être prise, on ose à peine imaginer combien d’années vont devoir s’écouler avant que la FEI ne se rende compte qu’elle (et avec elle 133 Fédérations nationales affiliées, entre autres la Fédération Française d’équitation, FFE) ne respecte pas son propre Code de conduite pour le bien-être des chevaux rédigé par elle-même, donc chacun des points énoncés de ce code est violé des milliers de fois par jour à travers le monde !

Les illustrations de SUPERPRIX, de Michelle Guillot, que vous avez pu découvrir dans le numéro 20 du magazine Planète du Cheval au Naturel ne sont-ils pas plus proches de la triste réalité que de la fiction ?
> Veuillez cliquer ici pour voir le sommaire du numéro actuel.
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dimanche, 01 novembre 2009
Les méthodes
Le débat sur le bien-être
EPISODE 2 - troisième chapitre (les méthodes) © Cheval au Naturel magazine
Le deuxième point du code de conduite de la FEI pour le bien-être des chevaux :
2. Le bien-être des chevaux prédomine sur toutes les autres exigences, à tous les stades de leur préparation et de leur entraînement. Cela inclut la bonne gestion des chevaux, les méthodes d’entraînement, le ferrage et la sellerie ainsi que le transport.
Le syndrome de stress post traumatique est la conséquence de mauvais traitements, quand un cheval a été battu ou puni - ce qui entraîne la résignation acquise. Le problème de la résignation acquise est qu’on ne la remarque pas forcément de l’extérieur. Mais à l’intérieur, le cheval peut énormément souffrir et présenter des modifications physiologiques / immunologiques et tomber sérieusement malade. Les éperons dans le ventre, ou une pression constante des mains trop forte, ou on maintient par la force le nez sur le poitrail, ou encore le pire de tout : un cocktail de tout à la fois – la sentence est lourde.
La Fédération Equestre Internationale ( FEI ) ne devrait-t-elle pas poursuivre les gens qui induisent des choses aussi terribles que la résignation acquise ?
Exprimez-vous, signez la pétition contre LDR ROLLKUR :
07:35 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : fei, ffe, équitation, dressage
samedi, 31 octobre 2009
Equitation sans mors
Le débat sur le bien-être
EPISODE 2 - deuxième chapitre (le mors) © Cheval au Naturel magazine
Le deuxième point du code de conduite de la FEI pour le bien-être des chevaux :
2. Le bien-être des chevaux prédomine sur toutes les autres exigences, à tous les stades de leur préparation et de leur entraînement. Cela inclut la bonne gestion des chevaux, les méthodes d’entraînement, le ferrage et la sellerie ainsi que le transport.
Regardez les chevaux dans un paddock, sont-ils en train d’encenser de façon répétitive ? Maintenant, mettez-leur un mors dans la bouche – sans y attacher les rênes. Dans de nombreux cas, l’encensement est un comportement répété. Alors l’argument qu’une main légère ne donne pas d’inconfort est loin d’être absolu. De plus, si le cheval doit espérer que le cavalier ait une bonne main pour être capable de toujours maintenir un contact léger, qu’en est-il des chevaux utilisés pour l’enseignement ou de ceux montés par des cavaliers n’ayant ni les compétences ni le niveau requis ? Ils auront presque tous à subir des moments douloureux, non ? Même s’il ne fait aucun doute que la douleur soit subjective, on ne se demande pas si elle est bonne ou pas – ou si elle va à l’encontre du bien-être de façon générale. Alors, ne pensez-vous pas que tout procédé causant de la douleur devrait être remis en question dans le cadre du code de conduite de la FEI pour le bien-être des chevaux ?
Que des spécialistes déclarent qu’il n’est pas possible d’obtenir d’un cheval des figures de dressage complexes sans le mors et/ou sans la bride, prouve seulement qu’il leur manque une expérience plus large et la capacité d’obtenir la même chose des chevaux avec une bride sans mors et en portant des bottes sans les éperons. Le même genre de spécialistes ont dit que le rassemblement indispensable pour qu’un cheval effectue un parcours d’obstacle était impossible à obtenir sans mors. Mais nous avons maintenant de plus en plus souvent la preuve que toutes ces choses peuvent être obtenues seulement par la communication.
06:26 Publié dans Equitation sans mors, Sport | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : fei, ffe, équitation, mors, bride
jeudi, 29 octobre 2009
Le bien-être 2.1
Le débat sur le bien-être
EPISODE 2 - premier chapitre (le ferrage) © Cheval au Naturel magazine
Le deuxième point du code de conduite de la FEI pour le bien-être des chevaux :
2. Le bien-être des chevaux prédomine sur toutes les autres exigences, à tous les stades de leur préparation et de leur entraînement. Cela inclut la bonne gestion des chevaux, les méthodes d’entraînement, le ferrage et la sellerie ainsi que le transport.
600 000 années d’évolution, plus l’aptitude à la survie des chevaux féraux à travers le monde fournissent sûrement une preuve écrasante de l’inutilité des fers. Il y a beaucoup de gens qui ont fait, et continuent de faire, des études sur de tels chevaux – il est donc faux de dire que cela n’a pas été fait. Il ne reste que très peu de véritables chevaux sauvages (peut-être un poney de type néolithique au Tibet); tous les autres sont féraux c’est-à-dire qu’ils sont les descendants, vivant en liberté ou semi-liberté, de chevaux domestiques qui ont été relâchés ou qui se sont échappés dans la nature.
Admettons que nous ayons par l’élevage, sélectionné des chevaux ne pouvant se passer de fers, alors pourquoi ces populations de chevaux féraux n’ont-elles pas de problème ?
Ecoutons notre bon sens, même si nous ignorons les difficultés de la logique tordue d’un élevage sélectionnant les chevaux pour leurs mauvais pieds; les chevaux féraux prouvent que ce n’est pas le cas.
Il y a également de très bonnes études, de niveau universitaire, réalisées par des scientifiques reconnus, qui montrent que l’utilisation de morceaux de fers cloués dans le sabot gêne le fonctionnement naturel des éléments biologiques du pied et de la jambe. Alors pourquoi est-il si difficile de parvenir à un consensus ?
Le cheval n’est pas conçu de la même façon que nous et il a besoin que l’ensemble de son pied puisse fonctionner complètement et de façon continue, surtout la fourchette et le coussinet digital, pour assurer une circulation correcte.
Deuxièmement, nous ne songerions pas un seul instant à marcher dans des chaussures qui empêcheraient notre pied de se plier naturellement, et si nous le faisions nous nous apercevrions que cela entraîne des déformations; et si nous devions le faire, nous serions beaucoup plus fatigués et de moins meilleure humeur.
Que les mannequins de haute couture soient prêts à le faire, ou que certaines femmes veulent se rendre plus sexy en marchant sur des talons aiguilles (conçus par des hommes) et que cela soit plus important que leur confort ne change rien au problème, dans les deux cas, le choix est le leur. Modifier le mouvement d’un animal, contrairement au fonctionnement correct d’un concept qui a été perfectionné au fil de centaines de milliers d’années, en y fixant de façon obligatoire un fer non flexible est une toute autre histoire.
Si toutes ces choses sont vraies, ne sommes-nous pas de nouveau confrontés à un autre exemple de la tradition barrant le chemin à la raison ? Et enfin, si le bien-être du cheval est souverain alors aucune excuse, suscitée par des raisons commerciales ou de compétition n’est suffisante – es-ce que le code de conduite de la FEI pour le bien-être des chevaux n'est-il pas dépourvu de sens ?
07:18 Publié dans Equitation sans fers, Le bien-être, Sport | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : fei, ffe, équitation, ferrage
lundi, 26 octobre 2009
Le bien-être 1.2
Le débat sur le bien-être
EPISODE 1 - deuxième chapitre © Cheval au Naturel magazine
En fait, c’est un sujet explosif, car pour la première fois depuis 6000 ans, le premier point du code de conduite de la FEI pour le bien-être des chevaux suggère que les besoins des chevaux passent avant ceux de leurs partenaires humains.
La vie en boxe & isolement social
Les effets de l’isolement social sont très bien connus. Nous devrons admettre que nous nous sentons mal à l’aise quand on commence à suggérer que l’élevage ait pu modifier les éléments aussi fondamentales comme les contacts et les comportements sociaux naturels des chevaux. Non seulement il n’existe pas de preuve scientifique à l’appui de cette suggestion mais tout ce qu’on sait sur le processus de domestication montre plutôt que ces composantes élémentaires du comportement sont celles qui résistent le plus au changement.
La remarque la plus honnête est sans doute : «On met les chevaux en boxe parce que c’est la tradition. De cette façon on a toujours le cheval sous la main, et propre.» Cela montre bien que l’habitude d’enfermer le cheval est plus entretenue pour des raisons de commodité que pour le bien-être du cheval. Alors cela ne vous semble-t-il pas contraire au code de conduite de la FEI pour le bien-être des chevaux ?
06:19 Publié dans Le bien-être, Sport | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : cheval, equitation, fei, ffe, haras, nationaux
dimanche, 25 octobre 2009
Le bien-être 1.1
Le débat sur le bien-être
EPISODE 1 - premier chapitre © Cheval au Naturel magazine
L’importance d’assurer le bien-être de son cheval est une question d’éthique et de morale, mais n’est pas réellement défini. Il y a autant de façons d’interpréter le mot bien-être que de personnes pour l’interpréter. L’idée du bien-être peut être vue d’un manière scientifique, où les résultats physiques et physiologiques occasionnés par le stress et leur impact sur l’organisme sont mesurés sur une échelle allant de «très bien» d’un côté à «très bas» de l’autre. Mais même lorsque un «guide technique de mesure» est disponible, la question d’origine demeure sans réponse, ce qui est le pourquoi du sujet plutôt que le comment.
La tâche est un peu facilitée par le fait que de plus en plus d’organismes officiels établissent des codes de bien-être. Alors le code établi par la Fédération Equestre Internationale ( FEI ) est probablement le choix le plus logique. Dans ce «ouvrage de référence», chacun des points énoncés de ce code est mis en pratique des milliers de fois par jour à travers le monde, ce qui évoque la question : «était-ce l’intention lors de la rédaction du Code ?» Si c’est le cas, alors il semblerait que bien des méthodes de gestion devraient être remises en question pour donner un sens au Code. Si ce n’est pas le cas, comment devons nous interpréter le Code au juste ?
Alors commençons par le premier point de ce code de conduite de la FEI pour le bien-être des chevaux :
1. « La Fédération Equestre Internationale ( FEI ) attend de toutes les personnes concernées par le sport équestre international qu’elles adhèrent au Code de conduite de la FEI et qu’elles reconnaissent et acceptent que le bien-être du cheval soit en tout temps considéré comme souverain et qu’il ne soit jamais subordonné à aucune influence commerciale ou de compétition. »
Nous voilà directement confrontés aux difficultés que fait surgir l’application du Code. Ce qu’il dit est que le cheval passe avant tout et qu’il n’y a pas d’excuses. Donc, s’ils ne peuvent avoir un lieu de vie qui leur assure leur bien-être par manque de place ou parce qu’il faut gagner de l’argent, nous ne devrions pas en posséder du tout.
A votre avis ?
07:26 Publié dans Le bien-être, Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : cheval, equitation, fei, ffe, haras, nationaux









