vendredi, 30 octobre 2009
Quand la science sabote
Planet Equitopia - Episode 4
Au cours de la 35e journée de la recherche équine qui se tenait fin février 2009 à Paris dans le cadre du salon de l'Agriculture nous avons obtenu des interviews exclusives de conférenciers : Pr Jean-Marie DENOIX, Fabrice Audigié et Nathalie Crevier-Denoix. L'occasion donc de faire le point sur l'appareil locomoteur des équidés. Ce que nous savons, ce que nous croyons savoir et surtout ce que nous interprétons quelquefois de façon hasardeuse.
Propos recueillis par Pierre Enoff.
"Quand la science sabote"
Confronté à notre questionnement, le Professeur Denoix nous demande de lui soumettre un protocole pour montrer qu’un cheval peut se déplacer sans porter sur sa paroi.
Nous avons donc noté cette volonté d’en savoir plus sur cette affirmation et donc établi un protocole en vidéo :
- Un panel de 60 chevaux jamais ferrés est retenu.
- Un parcours de 150 km sur tout type de substrat.
- Durée du voyage : 5 journées.
- Taille du sabot afin que la paroi ne soit plus en contact avec le sol.
Avec également au sommaire de l'épisode 4 :
IDAHO - Le désespoir des chevaux. Ce cheval devrait être mort par injection létale, suite à 23 ans de bons soins totalement inadaptés.
PAL - 1h40 > pour commander le DVD veuillez cliquer ici
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jeudi, 29 octobre 2009
Le bien-être 2.1
Le débat sur le bien-être
EPISODE 2 - premier chapitre (le ferrage) © Cheval au Naturel magazine
Le deuxième point du code de conduite de la FEI pour le bien-être des chevaux :
2. Le bien-être des chevaux prédomine sur toutes les autres exigences, à tous les stades de leur préparation et de leur entraînement. Cela inclut la bonne gestion des chevaux, les méthodes d’entraînement, le ferrage et la sellerie ainsi que le transport.
600 000 années d’évolution, plus l’aptitude à la survie des chevaux féraux à travers le monde fournissent sûrement une preuve écrasante de l’inutilité des fers. Il y a beaucoup de gens qui ont fait, et continuent de faire, des études sur de tels chevaux – il est donc faux de dire que cela n’a pas été fait. Il ne reste que très peu de véritables chevaux sauvages (peut-être un poney de type néolithique au Tibet); tous les autres sont féraux c’est-à-dire qu’ils sont les descendants, vivant en liberté ou semi-liberté, de chevaux domestiques qui ont été relâchés ou qui se sont échappés dans la nature.
Admettons que nous ayons par l’élevage, sélectionné des chevaux ne pouvant se passer de fers, alors pourquoi ces populations de chevaux féraux n’ont-elles pas de problème ?
Ecoutons notre bon sens, même si nous ignorons les difficultés de la logique tordue d’un élevage sélectionnant les chevaux pour leurs mauvais pieds; les chevaux féraux prouvent que ce n’est pas le cas.
Il y a également de très bonnes études, de niveau universitaire, réalisées par des scientifiques reconnus, qui montrent que l’utilisation de morceaux de fers cloués dans le sabot gêne le fonctionnement naturel des éléments biologiques du pied et de la jambe. Alors pourquoi est-il si difficile de parvenir à un consensus ?
Le cheval n’est pas conçu de la même façon que nous et il a besoin que l’ensemble de son pied puisse fonctionner complètement et de façon continue, surtout la fourchette et le coussinet digital, pour assurer une circulation correcte.
Deuxièmement, nous ne songerions pas un seul instant à marcher dans des chaussures qui empêcheraient notre pied de se plier naturellement, et si nous le faisions nous nous apercevrions que cela entraîne des déformations; et si nous devions le faire, nous serions beaucoup plus fatigués et de moins meilleure humeur.
Que les mannequins de haute couture soient prêts à le faire, ou que certaines femmes veulent se rendre plus sexy en marchant sur des talons aiguilles (conçus par des hommes) et que cela soit plus important que leur confort ne change rien au problème, dans les deux cas, le choix est le leur. Modifier le mouvement d’un animal, contrairement au fonctionnement correct d’un concept qui a été perfectionné au fil de centaines de milliers d’années, en y fixant de façon obligatoire un fer non flexible est une toute autre histoire.
Si toutes ces choses sont vraies, ne sommes-nous pas de nouveau confrontés à un autre exemple de la tradition barrant le chemin à la raison ? Et enfin, si le bien-être du cheval est souverain alors aucune excuse, suscitée par des raisons commerciales ou de compétition n’est suffisante – es-ce que le code de conduite de la FEI pour le bien-être des chevaux n'est-il pas dépourvu de sens ?
07:18 Publié dans Equitation sans fers, Le bien-être, Sport | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : fei, ffe, équitation, ferrage








