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mardi, 02 février 2010

Le mors

Blues.jpgLes conséquences de l’équitation avec un mors

L’équitation traditionnelle accepte, aujourd’hui encore, que l’on puisse monter un cheval en lui faisant ressentir une douleur et une menace permanentes. Le mors est un des outils utilisés le plus souvent pour y arriver. Le prof. Robert COOK, vétérinaire britannique et le dr Hiltrud STRASSER, vétérinaire allemande, ont mené des recherches approfondies sur les conséquences pour le métabolisme et le comportement du cheval de l’utilisation du mors. 

Voici le résumé des résultats de leur étude :PCN09-MB.jpg

1 Effets sur les voies respiratoires :

Le mors met le cheval dans une situation conflictuelle. Il ne sait plus s’il doit ouvrir ou fermer ses voies respiratoires. Le mors et la flexion de la nuque rétrécissent le passage de l’air et diminuent ainsi l’apport en oxygène dans le sang.

2 Effets sur la mâchoire inférieure et les gencives : 

Le mors peut provoquer des névralgies faciales. Le mors entraîne une forte salivation (le cheval, contrairement à ce qu’on prétend, n’est pas du tout décontracté) ce qui oblige le cheval à évacuer sa salive afin de ne pas s’étouffer. Le mors peut provoquer l’encensement ou l’encapuchonnement.

3 Effets sur le métabolisme général : 

L’emploi du mors entraîne pour le cheval une acidose, des risques d’hémorragie pulmonaire, un travail musculaire supplémentaire - il fragilise le cheval, surcharge son organisme et le fait vieillir prématurément.

4 Effets sur les dents : 

Le mors cause une douleur extrême aux chevaux qui ont des dents de loup sur la mâchoire inférieure, surtout lorsque ces dents de loup sont encore dissimulées dans la gencive et passent inaperçues. Un cheval qui attrape le mors entre ses dents va à la longue s’endommager les prémolaires, parfois jusqu’aux racines. Un tel processus peut s’accompagner d’une ostéomyélite - infection chronique de l’os. La pression du mors sur les barres peut entraîner une bavure osseuse douloureuse.

5 Changements de comportement dus aux douleurs : 

Selon prof. Cook, qui apporte dans son étude les preuves de ce qu’il affirme, 4 grands problèmes pourraient être résolus si l’on renonçait à utiliser un mors : La peur : le cheval est anxieux, imprévisible, nerveux, tendu, hésitant, stressé, voit des  « fantômes ». La fuite : le cheval est difficile à ralentir ou à stopper, il se précipite sur l’obstacle, il prend « le mors aux dents ». La défense : le cheval n’est jamais d’accord, il résiste, est agressif, en colère, rue et mord. La névralgie faciale : le cheval agite la tête en tous sens, encense au travail et/ou au repos.

© Cheval au Naturel magazine